Accueil Date de création : 16/05/07 Dernière mise à jour : 22/07/08 12:17 / 413 articles publiés

Divers

Africando  (Divers) posté le vendredi 01 juin 2007 16:22

Hé non, ce n'est un un groupe du Cap-Vert ou d'Angola. Les Africando sont Sénégalais 100% thieboudjen!
Africando
est la rencontre des quatre meilleurs salseros et précurseurs de la musique afro-cubaine en Afrique de l'Ouest.
Ces musiciens d'ethnies différentes ont pour noms Pape SECK, Médoune Diallo, Nicolas Menheim, tous du Sénégal et Boncana MAIGA du Mali.
Dans les années 60 et 70, la musique Salsa et la Rumba étaient les genres les plus prisés au Sénégal et en Afrique d'une façon générale. Dans leurs chansons, les musiciens africains de l'époque se faisaient un point d'honneur d'utiliser la langue espagnole avec plus ou moins de bonheur. Ainsi se posaient-ils comme trait d'union entre leurs frères déportés en Amérique et dans les Caraïbes d'une part et ceux du continent africain d'autre part.


Le quatrième personnage du groupe, le Malien Boncana MAIGA, ne se présente plus. Cet arrangeur hors-pair avait effectué un séjour de 9 ans à Cuba et était sorti major de sa promotion. Le rôle qu'il a joué dans les arrangements est prépondérant en raison de sa parfaite maîtrise des rythmes cubains et africains. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'il ait effectué les arrangements d'Aïcha KONE, Kassé MADY, Amy KOITA, Mahawa DOUMBIA, Alpha Blondy, etc...
Il faut également noter que MAIGA avait formé l'orchestre "Las Maravillas du Mali" avec 5 autres étudiants de sa promotion. Le plus grand tube qu'ils firent à l'époque fut "Chez Fatimata".


Pape SECK est chanteur, saxophoniste et flûtiste.
Il entama sa carrière musicale avec le Star Band de Saint-Louis en 1962 où il composa le tube "LAKH BI". En 1982, les autorités sénégalaises décidèrent de monter un orchestre national et en confièrent la mission à Pape SECK qui quitta le "Number one", le deuxième groupe qu'il quitta.
Nicolas Menheim est originaire de Fatick, dans le Siné-Saloum, près de Kaolack.  En 1973, il forma le "Jung-Jung" de Fatick, soutenu par la municipalité.
Médoune DIALLO, a participé au célèbre Orchestre BAOBAB.

 


Discographie:

  1. "Africando" CD 1993
  2. "Volume 2 Sabador" CD 1994
  3. "Gombo Salsa" CD 1996
  4. "Baloba" CD 1998
  5. "Betece" CD 2000 (Guests: Shoubou, Salif Keita, Koffi Olomide, Thione Seck)
  6. "Africando Live" 2-CD 2001
  7. "Africando Live" DVD 2002
  8. "Martina" CD 2003
     

 Besetzung 2004:
♪ Pedro Gnonnas - lead vocal
♪ Sekouba Bambino - lead vocal
♪ Rony Baro - lead vocal
♪ Miguel Gomez - congas, musical director
♪ Miguel Rios Gonzales - bongos
♪ Vinh Le - piano
♪ Guillermo Fellove - trumpet
♪ Christian Martinez - trumpet
♪ Felipe Henri - trombone
♪ Bernard Camoin - trombone
♪ Jean-Pierre Ismael - timbales
♪ Philippe Cabrera - bass

 

Tour 2003:

  • 7.11. Frankfurt, Chango Latin Palace, Vvk. Euro 24, Abendkasse 29
  • 9.11. Berlin, Tränenpalast. Eintritt: VVK 22,- EUR an allen VVK-Stellen, 25 EUR an der AK
  • 10.11. Hotel Bayrischer Hof, München, 21h
  • 11.11. Köln, Kantine, 20.11 Uhr, AK 24. Infos

 

Tour 2001:

♪♪ Berlin Fr 29.06. Tempodrom, Ostbhf., 21h, VVK DM 35, AK DM 40
♪♪ Bonn Fr 22.06. Mittsommernachtsball
♪♪ Bonn Fr 22.06. Bonn, Mitsommernachtsball, Kunst- und Ausstellungshalle Open-Air und drinnen.
♪♪ Darmstadt Mi 20.06. Centralstation
♪♪ Hamburg Do 21.06. Fabrik, 21:00 Uhr Vvk 32 DM, AK 38 DM
♪♪ Karlsruhe Sa 30.06. Zeltival (Tollhaus)
♪♪ Lörrach Fr 06.07. Stimmen Festival, 20.00 Uhr, Liestal, Zeughausplatz
♪♪ München Fr 01.06. Muffat-Halle 21 Uhr VVK 35,- / AK 40,-
♪♪ Würzburg 03.06. Afrika Festival

 

Line up-Africando 2001:

  • DIALLO Medoune chant / lead vocal
  • PEDROS Gnonnas chant / lead vocal
  • BAMBINO Sekouba chant / lead vocal
  • BARRO Ronnie chant / lead vocal
  • BALAKE Amadou chant / lead vocal
  • GOMEZ Miguel percussion
  • RIOS MORALES Miguel bongo, campanas, tambores, bata
  • HELET FRENANDEZ Lino Michel tres
  • DAMANT Jean-Louis trombone
  • LOUISON Louis piano
  • BRENES Tony trompette/trumpet
  • HENRI Philippe trombone
  • ISMAËL Jean-Pierre timbales
  • FELLOVE Guillaume trompette/trumpet
  • DESHAYES Alain basse/bass

S.P: senegalaisement.com

lien permanent

L'étoile de la méditerranée  (Divers) posté le mercredi 30 mai 2007 18:33

Béjaïa (transcrit بجاية en arabe, Bgayet en berbère, Bougie en français ou encore Vaga (les ronces) en libyco-berbère et Saldae en romain) est une ville d'Algérie en Kabylie. Elle est aussi le chef-lieu de la wilaya (département) du même nom.

Ses habitants sont appelés les Bougiotes ou les Bédjaouis. 

 

Avec ses 160 000 habitants en 2004, Béjaïa est la plus grande cité de toute la Kabylie. C'est aussi la plus importante de la région avec son grand pôle industriel, où l'on peut trouver des industries diverses, sans oublier sa situation géo-stratégique possédant un important port pétrolier et commercial sur la mer Méditerranée. Bgayet est dotée également d'un aéroport international. La wilaya de Bgayet s'étale sur une superficie de 3 268km², pour une population de près d'un million d'habitants. Elle est limitée à l'Ouest par les wilayas de Tizi Ouzou (Tizi-Wezzu) et Bouira (Tubirett), au Sud par les wilayas de Bouira, Bordj-Bou-Arreridj et M'sila, à l'Est par la wilaya de Sétif et Jijel, au Nord par la mer Méditerranée.

Connue à l'époque romaine sous le nom de Saldae. Au Moyen Âge, elle devient connue grâce à la qualité de ses chandelles faites de cire d'abeille auxquelles elle a donné son nom. Bougie a joué un rôle dans la diffusion des « chiffres arabes » en Occident.

 

Histoire

Située au cœur de l’espace méditerranéen, Béjaïa, ville d’Algérie qui donna son nom aux petites chandelles (les bougies) et à partir de laquelle les chiffres arabes ont été popularisés en Europe, renferme de nombreux sites naturels et vestiges historiques, qui témoignent encore aujourd’hui des fastes de sa longue histoire. Son tissu urbain est caractérisé par une continuité ininterrompue d’occupation depuis l’Antiquité. En effet, l’occupation préhistorique de la région de Béjaïa est remarquable par les nombreux sites et gisements ibéromaurusiens (de -200 000 à -10 000 ans) que l’on rencontre, notamment dans les Babors septentrionaux. Sous forme de semis d’industries de plein air ou d’habitats d’abris sous roche, ces gisements ont livré de nombreux restes humains se rapportant à la première nappe d’Homo sapiens d’Afrique du Nord, l’Homme de Mechta-Afalou, des industries, des structures d’habitats et surtout, des manifestations artistiques.

 

Antiquité

La position géographique privilégiée de la région se prêtait à l’installation d’un comptoir phénicien ou punique. De fait, un habitat phénicien serait attesté par une sépulture dont la chronologie demeure cependant à contrôler. Un culte à Saturne, fortement marqué par la tradition autochtone y est connu. C’est en 27/26 avant J.-C. que le Romain Octave y fonda la colonie Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis, pour les vétérans de la legio VIII Augusta. Au moment de la constitution de la colonie, cette région n’aurait pas encore appartenu à l’empire, mais elle se serait trouvée à la frontière du royaume de Juba II. Ce n’est qu’en 42 après J.-C que fut créée la province de Maurétanie Césarienne. À la suite de la réforme de Dioclétien, le territoire de la ville devint partie intégrante de la Maurétanie Sitifienne. La ville fut siège épiscopal, comme l’atteste la mention d’un évêque Salditanus dans la Notitia episcoporum de 484.

Le ravitaillement en eau de la ville était assuré par un aqueduc qui captait la source de Toudja, sur la flanc du massif de Tadrart Aghbalou, à 16,5 km à l’ouest de Saldae. Une célèbre inscription de lambèse nous renseigne sur les péripéties liées au creusement du canal pour le passage de l’aqueduc. Selon les thèses traditionnelles, l’aqueduc aurait constitué un exemple d’ouvrage de génie civil, réalisé par la main d’œuvre militaire. D’après les nouvelles conclusions de J.-P. Laporte (1994), la première intervention, vers 137, se serait limitée à une étude de faisabilité. Les travaux auraient duré de 4 à 6 ans et le rôle de l’armée se serait cantonné à la mise à disposition du chantier d’un technicien de haut niveau (un géomètre spécialisé), en la personne de Nonius Datus. A Tiahmaïne, en bordure de route, au milieu de maisons construites depuis l'indépendance, on peut voit huit piliers dont l'un porte une marque romaine (de la légion ?) une sculpture de double phallus. ( réf.: -"Le Pont de Bereq'Mouch ou le Bond de Mille Ans" d'Augustin Ibazizen, pages 116 à 131; La Table Ronde, mars 1979 -" Treillis au Djebel. Les Piliers de Tiahmaïne" d' Etienne Maignen, pages 149 à 152; Editions Yellow Concept, mai 2004).

 

Époque médiévale

Vers le milieu du XIe siècle siècle, la carte politique du Maghreb est bouleversée. Le royaume berbère des Hammadides, en conflit avec les Almoravides à l’Ouest et avec les Zirides à l’Est, transfère sa capitale de la Qal`a vers Vgayet (future Béjaïa). L’antique Saldae inaugure ainsi son rôle historique et deviendra d’une des villes les plus prospères du Maghreb.

En 1136, elle repoussa une expédition de la flotte gênoise, mais fut prise par les Almohades en 1152. Elle redevint une place commerciale, scientifique et culturelle prospère sous les Hafsides (XIIIe au XVe siècle av. J.-C.. Cette période médiévale représente l’âge d’or de la ville, notamment grâce à l’impulsion du prince Hammadide al-Nasir. Tour à tour capitale d’un État indépendant, puis chef-lieu de province d’un empire, la configuration de la population (qui selon le voyageur Léon l'Africain s’éleva à plusieurs dizaines de milliers d’habitants) était très significative. Cette population était constituée en majorité de Kabyles et d’Andalous. Il y avait aussi une importante communauté espagnole (al-Jama`a al-Andalusiya) cohérente et dirigée par un cheikh. Enfin il y avait un fort groupement de juifs, ainsi qu’une colonie chrétienne. La présence de cette dernière est attestée par la fameuse lettre du pape Grégoire VII au souverain al-Nasir en 1076. Selon Mas Latrie qui a publié ce document d’archive, « jamais pontife romain n’a aussi affectueusement marqué sa sympathie à un prince musulman ». Par la suite, les relations officielles et commerciales avec les républiques chrétiennes de Gênes, Pise, Venise, Marseille, Catalogne et enfin Majorque sont caractérisées par la signature de traités de commerce, de paix, traités sur les biens des naufragés… L’importance de ce commerce est illustrée par la présence dans la ville de founduks et de consultats de ces républiques chrétiennes : Achat de marchandises maghrébines et sahariennes, de produit de l’artisanat local, notamment les « petites chandelles » de Bougie. En effet, selon le géographe Al Idrissi : « Les marchands de cette ville sont en relation avec ceux de l’Afrique occidentale ainsi qu’avec ceux du Sahara et de l’Orient ». « Les vaisseaux qui naviguent vers elle » passaient par l’arceau de Bab El-Bahr (la porte de la mer) et faisaient réparer leurs avariees sur les chantiers de Dar es Senaa.

Le rôle joué par Bougie dans la transmission du savoir au Moyen Âge est confirmé par les séjours plus ou moins longs de personnalités scientifiques et littéraires prestigieuses, versées dans tous les domaines de la connaissance : le métaphisicien Andalou Ibn Arabi, le mathématicien italien Leonardo Fibonacci, le philosophe catalan Raymond Lulle, l’historien tunisien Ibn Khaldun, le poète sicilien Ibn Hamdis… Il en est de même pour les personnalités religieuses (Sidi-Bou-Medienne, Sidi Bou Sa`id, ath-Tha`aliby,..) et les voyageurs (Al Idrissi, Ibn Battuta, Léon l'Africain…). Rappelons enfin que le Mahdi Almohade Ibn Tûmart y déploya son activité réformatrice, notamment par sa prédication en langue berbère. C'est à Mellala, un petit village près de la ville qu’il rencontra le célèbre Abd El-Mumin (qui lui succédera à la tête de l’empire almohade) et lui enseigna sa doctrine unitaire.

 

Époque moderne

Le milieu du XIVe siècle fut marqué par la recrudescence de la « course ». Selon Ibn Khaldoun, les Bougiotes ne tardèrent pas à se signaler parmi les corsaires les plus redoutés des marins chrétiens. Voulant établir des comptoirs de type colonial sur la côte algérienne, l’Espagne envoya Pedro Navaro pour s’emparer de la place en 1510. Les fortifications seront renforcées, mais la ville est saccagée et en particulier les palais Hammadides, qui subsistaient encore, seront détruits. Attaqués en 1513 par Aroudj, les Espagnols résistèrent et se maintiennent dans la place jusqu’en 1555. Continuellement bloquée par les autochtones, la garnison espagnole ne peut résister longtemps, malgré la visite de l’empereur Charles Quint en 1541. C’est Salah Rais qui mettra le siège à la ville et obligera le gouverneur espagnol Don Alphonso de Peralta à capituler.

 

Époque contemporaine

Avec les Ottomans, Béjaïa perdit son statut de capitale, même si elle continua encore à jouer son rôle de chantier de construction navale. L’occupation française de la ville commença en 1833. Béjaïa et sa région opposèrent une résistance farouche et plusieurs événements historiques prouvent qu’elles ne cessèrent jamais d’être un foyer d’insurrection. Ainsi, Feraud, interprète de l’armée française, nous raconte les exploits d’une véritable figure de légende, l’insaisissable Cherif Boubaghla. Il y eu également la révolution de 1871, lorsque le vénérable Cheikh El Haddad proclama le Jihad, répondant ainsi à l’appel d’El-Mokrani. Il y eu aussi les évènements de Mai 1945, avec les Massacre de Sétif. Enfin, après le déclenchement de la lutte armée en novembre 1954, il y eu à Ifri (près d’Ighzer Amokrane) le fameux congrès de la Soummam, qui constituera un tournant et dont les textes inspirent encore aujourd’hui la destinée de l'Algérie.

La région dont nous nous proposons de rappeler l’histoire, se limite approximativement : à l’Ouest par les crêtes du Djurdjura ; à l’Est par les Babors auxquels se soudent les Bibans qui s’étendent jusqu’au Sud-Est dominant les plaines de la Médjana et de Bordj-Bou-Arrirédj. Une vallée, où serpente la Soummam, séparant les Babor-Biban du Djurdjura, débouche vers le Sud à Ighrem, El Asnam, en une riche plaine plantée d’oliviers, d’arbres fruitiers, de vignobles et d’autres cultures. Le golfe de Béjaia, sur le bord duquel la ville s’élève en amphi-théâtre, offre l’aspect d’un vaste lac entouré d’un rideau de montagnes aux profils capricieux : d’abord la crête de Gouraya qui domine la ville ; à sa droite le pic de Toudja ; en face et suivant l’ellipse du littoral, viennent la cime de Bou-Andas, les dentelures rocheuses de Béni-Tizi, du Djebel Takoucht, d’Adrar-Amellal, Tizi-Uzerzur, la large croupe des Babors à côté du pic du Tababort ; enfin, au dernier plan, la silhouette bleuâtre du pays de Jijel.

Lorsqu’on s’éloigne de la ville pour se diriger vers Ziama, les gorges de Chaabet-EI-Akhra, on suit, sur un parcours de plus de trente kilomètres, le demi-cercle formé par le golfe. La route qui suit parallèlement le rivage traverse une plaine fertile dominée par des sites pittoresques verdoyants avec une végétation épaisse et drue.

Les bords de la Soummam que l’on traverse sont couverts d’ajoncs et de lauriers-roses séparant ses rives de beaux jardins où figuiers, oliviers, orangers, abricotiers, et tant d’autres se coudoient, tout atteste, en ces lieux, une impulsion intelligente, beaucoup d’esprit d’initiative, du goût et du sérieux dans le travail. Après Souk-el-Khemis et sa douce plaine, la bande qui s’étend le long du rivage se rétrécit peu à peu pour aboutir, vers le Sud-Ouest en suivant la rivière, à la route menant aux gorges.

 

La végétation, en certains endroits du bord de la route, constitue un véritable fouillis de plantes sauvages, de lierre, de vigne vierge, de lianes épineuses, de ronces ; sur les pentes douces ou abruptes des frênes, des pins, des chênes-verts, des chênes-liège, des eucalyptus émergent des gros buissons de genêts et de lentisques au milieu desquels, souvent une eau limpide, trace des sillons de fraîcheur et de vie.

Les gorges offrent un décor grandiose et titanesque par sa beauté et ses proportions. L’âpreté des roches en surplomb, la sévérité des montagnes s’élevant à pic sur les deux rives du canon qui murmure au fond de l’abîme, la route constamment suspendue sur l’abîme, tantôt creusée dans le flanc de la montagne, tantôt établie sur des arches de maçonnerie aux endroits durs de la paroi, des oiseaux de toutes sortes, points noirs la-haut, très haut, tellement haut qu’ils semblent planer près du toit du monde, font ressentir au milieu de ce paysage, la fragilité de l’homme, et nul parmi ceux qui traversent ne peut se défendre d’un sentiment d’inquiétude ; c’est sans doute pour cette raison qu’on l’appelle « Chaabet-el-Akhra ».

La ville historique "Kherrata"

Lorsqu’on escalade les pentes de Gouraya et qu’on aboutit au mausolée, on jouit d’un panorama incomparable. Au bas, la ville apparaît comme un petit village de lilliputiens. Dans la buée opaline du matin disparaît la ligne d’horizon et le ciel semble se confondre avec la mer. Vers le Sud-Ouest, sur le flanc de cette montagne, apparaît Toudja noyée dans la verdure où coulent intarissables des sources arborant au milieu d’orangeraies séculaires, et, en face les massifs imposants des Babor et des Bibans jonchés d’une multitude de villages, points blancs à peine visibles. Lorsque le soleil, disparaissant à l’horizon, laisse derrière lui des nuages étincelants d’or, toutes ces montagnes sont diaprées des plus vives couleurs et se réfléchissent avec une netteté sur la nappe transparente et mobile ; ce spectacle grandiose se ternit ensuite progressivement, sous l’influence des vapeurs humides de la mer, en passant par des nuances des plus variées. À ce spectacle enchanteur, la rade offre un havre aux navires et barques de pêche que peu de côtes de la Méditerranée possèdent. C’est sans aucun doute, pour ces raisons que les Phéniciens avaient choisi ce lieu pour l’un de leurs comptoirs-colonies, que les Romains conservèrent et que an-Nacer ibn Hammad (des Hammadides) y édifia sa capitale.

 

Origine du mot bougie

Le mot bougie n'est apparu dans la langue française qu'au XIVe siècle. Tiré de Bugaya, une ville d'Algérie qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles[1]. La bougie comme telle fut développée au milieu du XIXe siècle, et se distingue de la chandelle par sa matière première et l'utilisation d'une mèche de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle disparaît alors, et la cire perd de son intérêt.


Données de la wilaya

Nombre de communes : 52

Nombre de Daïras : 19

Population totale : 856 840

Taux d'urbanisation : 39,7%

Indicatif téléphonique : +213 (34)

Pour plus d'information contacter: www.bgayet.net

 
lien permanent

Sur la trace des Gnaoua  (Divers) posté le lundi 28 mai 2007 20:24

Le Festival d’Essaouira vient de rendre hommage à cette musique ancestrale.

Des musiciens de la confrérie gnaoui ont partagé les vertus thérapeutiques de leur art ancestral avec Louis Bertignac, Rykiel, Karim Ziad, l’ONB... La muse de l’ex-Mogador a ensemencé les esprits. Reportage.

  

À Essaouira, charmante ville marocaine nichée sur la côte atlantique, la place Moulay-Hassan devient noire de monde dès que le soleil commence à décliner. Quelque dix mille mélomanes et curieux s’y donnent rendez-vous tous les jours, pendant le festival gnaoua, organisé par quatre jeunes femmes efficaces (Neïla, Soundouss, Isabelle et Lynda, de la société A3 Communication) avec le soutien d’André Azoulay, natif d’Essaouira et conseiller du roi Mohamed VI. Cette 3e édition qui a eu lieu début juin (du 8 au 11 juin) s’avère, de l’avis général, un succès total. Si d’aucuns continuent de ne pas voir d’un bon oil la musique et la danse s’exhiber en public, il n’empêche que la plupart des réticences cèdent peu à peu face au pouvoir de conviction qu’impose la qualité artistique. Quel étonnant mélange forme cette foule, à l’instar des musiciens qu’elle vient écouter ! Jeunes filles en blue-jean, hommes en djellaba, lascars vêtus façon hip-hop, femmes au visage couvert d’un voile, gosses courant joyeusement : une superbe mosaïque de tolérance.

 

Sur la gigantesque scène, mais aussi dans des lieux plus intimes, la rencontre constitue le moteur du festival. Une démarche qui s’inscrit naturellement dans l’histoire de " la bien dessinée " (traduction d’Essaouira, ou plutôt de Souira). Le port, dès le XVIIIe siècle, développa des échanges commerciaux et culturels avec des contrées de la planète entière. Un négoce important reliait en outre l’ex-Mogador avec la ville phare Tombouctou et, plus largement, l’ancien Soudan (correspondant à peu près à ce qui allait être baptisé l’Afrique occidentale française, ou AOF). Des caravanes y apportaient de l’or, des épices et une kyrielle de produits. Avec elles, venaient des esclaves noirs. Ce sont leurs descendants que désigne généralement le terme " gnaoua ", même si tous n’appartiennent pas à la confrérie gnaoua. L’origine du mot demeure hypothétique, certains historiens évoquant des parentés avec les noms de Ghana ou Guinée. " Les gnaoua sont arrivés avec leur culture, dans le contexte arabo-berbère. Ils revendiquent, comme ancêtre, Sidna Bilal, originaire d’Abyssinie (Éthiopie) et compagnon du prophète ", rappelle Abdelhafid Chlyeh, auteur du remarquable livre, les Gnaoua du Maroc, itinéraires initiatiques, transe et possession, et organisateur du colloque international inclus dans le festival (sur le thème, cette année : " Ethnothérapies ou thérapies traditionnelles : entre tradition et modernité "). Si la musique et la danse sont mal considérées par certains musulmans, elles occupent une place essentielle chez les gnaoua. Ces derniers ne se posent nullement en dissidents de l’islam, mais, au contraire, s’en réclament pleinement.

 

En plus des concerts, le Festival d’Essaouira propose des " lila " (nuit). Selon la tradition, les adeptes gnaoui viennent y soigner leurs souffrances physiques ou psychologiques, lors d’un rite de possession (" derdeba "). Le " maâlem " (maître musicien), qui dirige les opérations, détient les secrets de l’instrument sacré qu’est le guenbri (ou guembri, luth basse à trois cordes). N’est pas maâlem qui s’autoproclame ainsi. Il faut avoir été consacré par un maître musicien lors d’une cérémonie de passage, au cours de laquelle ce dernier transmet son guenbri au disciple. Quand on sait cela, on comprend l’émotion du bassiste Youssef Boukella, le lendemain de son concert au sein de l’Orchestre national de Barbès qui a enflammé la place Moulay-Hassan : il se retrouve invité à jouer dans un petit atelier de lutherie, avec maâlem Balkani. Le vieux maître manie admirablement son instrument, tandis que six musiciens l’accompagnent avec des crotales (grosses castagnettes métalliques). Pendant ce temps, Youssef Boukella frappe sur une petite bouteille de gaz vide. Soudain, le maâlem lui tend le guenbri. Un geste symbolique ici puisqu’il ne s’agit pas d’un rite de passage, mais traduisant le respect de l’ancien à l’égard du leader de l’ONB. Le bassiste ressort chamboulé de ce parrainage impromptu. " Quelque chose de spécial s’est passé ", souffle-t-il en quittant l’atelier.

 

Il est environ minuit. Maâlem Balkani conduit une lila sur la place Al Kayma, où les festivaliers sont venus nombreux. Il rallie anciennes et nouvelles générations. Son duo légendaire avec Led Zepelin a fait de lui un des premiers ambassadeurs de la tradition gnaoui dans le monde. Seule la partie profane est montrée. Et pourtant, très vite, l’atmosphère s’échauffe. Lors de l’hommage aux ancêtres, le guembri dévide des notes qui semblent surgies des entrailles de la terre tant elles portent en elles la profondeur du monde. Pour l’instant, seuls l’accompagnent un chant et des claquements de mains. Un musicien vient sur le devant de l’aire de danse, pour exécuter des pas dont l’ardeur se conjugue avec une immense précision rythmique. Ici, la partie sacrée n’étant pas accomplie, les djinns (les " mlouk ") et les saints ne sont pas invoqués. On ne verra pas les sept couleurs qui leur correspondent se succéder, ni les adeptes tomber en transe. Mais beaucoup de spectateurs s’abandonnent au vertige de cette musique guérisseuse, surtout lorsque les crotales entreprennent leur ébouriffante chevauchée rythmique.

 

La grande scène, quant à elle, incarne le partage avec l’autre. Le lieu où les maâlmine (pluriel de maâlem) se joignent à des artistes venus d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Les programmateurs - Abdeslam Alikane pour les groupes gnaoui et Loy Ehrlich pour les orchestres étrangers - ont généré de fertiles rencontres entre des musiciens de haut niveau, capables d’inventivité dans des situations artistiques non ordinaires. Imaginez Louis Bertignac, guitariste et fondateur de Téléphone, aux côtés de maâlem Moustapha Bakbou, du magicien des claviers Jean-Philippe Rykiel et du batteur américain Will Calhoun (compagnon du jazzman Pharoah Sanders). Ou encore le trompettiste Graham Haynes croisant le fer avec le batteur algérien Karim Ziad et maâlem Abdeslam Alikane. Sans oublier le bouf de clôture qui a réuni tout ce beau monde, avec, également, le guitariste malien Ali Farka Touré, le griot bambara Sibiri Samaké (chef du Groupe des chasseurs du Mali), le tambourinaire guinéen Yéyé Kanté, le percussionniste franco-américain Steve Shehan... Des moments de pure magie auxquels a discrètement assisté Paul Simon, en vacances dans la cité aux murs blancs et aux volets bleus. La muse invisible d’Essaouira a, de tout temps, attiré les artistes. Depuis le séjour de Jimi Hendrix en 1969, qui brûla ses nuits en jam sessions avec les gnaoua, beaucoup d’eau a coulé sur les rivages d’Essaouira. Mais le ressac du temps n’a pas effacé le galop frénétique des crotales et les inflexions hypnotiques du guenbri.

lien permanent

Les Gnaoua du Maroc  (Divers) posté le lundi 28 mai 2007 20:13

par Abdelhafid Chlyeh

Au Maroc la confrérie des Gnaoua (ou Gnawa) s'est constituée à partir de populations originaires d'Afrique Noire, principalement des esclaves et leurs descendants. À vocation thérapeutique, elle réunit des musiciens, des voyantes-thérapeutes et des adeptes dont l'itinéraire passe par la maladie initiatique, puis l'élection par des entités surnaturelles appelées : mlouk. Les pratiques rituelles, initiatiques, divinatoires et thérapeutiques des Gnaoua combinent en un ensemble harmonieux les apports culturels de l'Afrique Noire, au Sud, ceux de la civilisation arabo-musulmane venue de l'Est et des cultures berbères autochtones.

Les activités des Gnaoua culminent dans le célèbre rite de possession (derdeba) durant lequel les adeptes en transe sont possédés par des invisibles. Ce rite, animé par des musiciens et des voyantes-thérapeutes, présente des analogies avec le bori des Hausa (Niger), le diwan de Sidi Bilal, algérien, le stambali tunisien, le zar éthiopien et soudanais, mais aussi avec le candomblé brésilien et le vaudou haïtien.

 

lien permanent

Question  (Divers) posté le dimanche 27 mai 2007 22:48

 Pourquoi le tabac ne s'expire pas?
lien permanent